Soutenance de Master en Genre : une lauréate propose une approche inclusive de la paix. Ce jeudi 4 septembre, l’Université de Goma (UNIGOM) a organisé une soutenance publique de Master de recherche en genre, en partenariat avec le département de Genre et Développement International. La cérémonie a eu lieu en ligne, depuis Butembo, pour les membres du jury, et dans une salle de l’UNIGOM à Butembo pour la candidate et ses proches. Parmi les lauréates, Kahambu Rose Tuombeane, une ancienne étudiante de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC). Sa recherche, intitulée « Genre, communication publique et processus de paix en République Démocratique du Congo : Étude des accords de Pretoria, Sun City et Addis-Abeba », a été menée sous la supervision de ses promoteurs.

Le constat de la recherche
Dans son exposé, Rose a rappelé que la RDC est en proie à des crises armées récurrentes depuis les années 1990. Ces conflits ont causé des millions de morts, de déplacés et de victimes de violences sexuelles. Face à cette situation, plusieurs processus de paix ont été initiés, notamment les accords de Pretoria, Sun City et Addis-Abeba, afin de restaurer la stabilité. Cependant, son étude révèle des faiblesses majeures dans l’application de ces accords, en particulier la marginalisation des femmes dans le mécanisme de suivi. Elle a également mis en lumière une communication verticale, coupée des réalités linguistiques locales, qui empêche une participation effective de toutes les parties prenantes.

Recommandations pour un processus de paix durable
Pour y remédier, l’impétrante propose une communication plus inclusive. Elle recommande notamment de traduire les documents et les accords de paix en langues locales, comme le Kiswahili, pour que les femmes et les communautés locales puissent pleinement s’approprier le processus.
« Que le texte soit traduit en langue locale comme Kiswahili et dans d’autres langues parlées en RDC pour que la population puisse comprendre, pas seulement dans le document, mais aussi exploiter les médias locaux qui sont proches, donc les médias de proximité pour que la population puisse comprendre les contenus des accords », a dit madame Rose Tuombeane devant la presse de Butembo.

Importance de l’engagement de chacun
Rose a insisté sur l’importance de l’engagement de chacun, pas seulement des autorités, pour restaurer la paix de manière durable. Elle a également souligné la nécessité d’un système de quota pour garantir la représentation des femmes dans les processus de paix, citant l’exemple du Libéria et d’autres pays qui ont réussi à restaurer la paix en plaçant les femmes à l’avant-plan.
Sa thèse met en évidence que la participation de tous est essentielle pour une gouvernance réussie.


À la fin de sa présentation, la candidate a reçu les félicitations et le soutien chaleureux de ses amis et connaissances présents ¹.
Mwana Mpenzi Manzekele / Hatua News
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