Nord-Kivu : une centaine de survivantes des massacres disent merci à la DYFEGOU de Rose Tuombeane pour l’argent (250 dollars) chacune à des petits commerces destiné à subvenir à leurs besoins. C’était à l’occasion de l’implantation de la structure Relèvement Solidaire pour la Paix et la Justice (RESOPJ) à Oicha en faveur de ces victimes des massacres des ADF.
La Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU), dirigée par Rose Tuombeane, a réuni à Oicha une centaine de femmes et d’hommes survivants des massacres attribués aux rebelles ADF,...
La Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU), dirigée par Rose Tuombeane, a réuni à Oicha une centaine de femmes et d’hommes survivants des massacres attribués aux rebelles ADF, ce dimanche 27 septembre 2026, dans la nouvelle ville d’Oicha.
Cette rencontre s’est tenue dans la salle de la paroisse catholique Saint-Esprit d’Oicha. Elle avait pour double objectif de former ces survivants sur les droits humains et de structurer des actions de plaidoyer pour l’obtention de dédommagements.

Dans la salle, l’heure était à la reconnaissance. De nombreuses rescapées ont exprimé leur profonde gratitude envers la DYFEGOU et sa coordinatrice, Rose Tuombeane, pour le capital de départ octroyé par le passé, qui leur a permis de lancer de petits commerces et de retrouver leur autonomie.
« Je dis merci à la DYFEGOU qui m’avait donné de l’argent pour travailler. Mon boulot évolue bien, je vends des beignets. Que Dieu vous bénisse ! », a témoigné une survivante, ex-otage retenue pendant deux ans dans la brousse.

Un sentiment partagé par Mme Kalikene : « Je ne cesse de remercier les mamans de la DYFEGOU. Grâce à leur aide financière, je vends aujourd’hui du poisson. Je réponds aux besoins de ma famille, mes enfants sont propres et nous ne manquons plus de nourriture. Soyez bénie, chère maman Rose Tuombeane ! »

Une autre rescapée, libérée après plusieurs années de détention, confie :
« Ma vie commence à changer petit à petit. J’étais expulsée de chez moi faute de loyer, mais aujourd’hui je peux payer facilement et subvenir à mes besoins. »

Naissance du « Relèvement Solidaire pour la Paix et la Justice » (RESOPJ)
Pour pérenniser ces efforts d’autonomisation et porter collectivement leur voix, ces victimes se sont officiellement regroupées au sein d’une nouvelle structure baptisée « Relèvement Solidaire pour la Paix et la Justice » (RESOPJ).

« Nous avons été avec les victimes et les survivants des massacres et de la guerre du M23 dans la salle de la paroisse Saint-Esprit d’Oicha dans le cadre de la dénonciation et de la mise en droit des victimes et survivants. Là où la paix est absente, il y a certainement des victimes. Et pour réfléchir avec elles et eux sur comment elles peuvent aussi contribuer à la restauration de la paix, passer de la vie de victimes ou de survivants vers la vie d’acteurs ou d’actrices de la paix », a déclaré Mme Rose Tuombeane, coordinatrice de la DYFEGOU.

« Nous les avons appelées aujourd’hui pour une union. Elles seront dans notre guide et elles auront notre accompagnement, qu’elles aient un réseau. Pour nous, à la DYFEGOU, nous avons toujours eu cette stratégie de plaider, pas pour la victime mais avec la victime. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin, responsabiliser ces victimes pour qu’elles arrivent vraiment à devenir autonomes et il faut les réunir en association », a-t-elle ajouté.
À travers cette initiative, la DYFEGOU se positionne plus que jamais comme un rempart et un porte-voix pour ces populations vulnérables de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Mwana Mpenzi Manzekele / HATUA NEWS



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